Le curcuma (Curcuma longa) : du remède ancestral à l’usage officinal
Le curcuma (Curcuma longa) : du remède ancestral à l’usage officinal
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Original abstract
Le curcuma (Curcuma longa L.), plante originaire d’Asie du Sud, est largement reconnu pour ses nombreuses propriétés pharmacologiques. Utilisé depuis des siècles dans les médecines traditionnelles, il suscite aujourd’hui un intérêt scientifique majeur en raison de ses effets antioxydants, anti-inflammatoires, anticancéreux, métaboliques…, principalement attribuées à son principal composé actif : la curcumine.De nombreuses études in vitro et in vivo ont montré la capacité de la curcumine à agir sur diverses voies de signalisation cellulaires et moléculaires. Ces mécanismes confèrent au curcuma un potentiel dans la prise en charge de nombreuses pathologies, notamment les pathologies inflammatoires, neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), cardiovasculaires, métaboliques, ainsi que les troubles digestifs et hépatiques. Ces dernières constituent d’ailleurs aujourd’hui l’indication principale reconnue pour l’usage du curcuma. Cependant, malgré ces résultats prometteurs, la faible biodisponibilité de la curcumine limite son utilisation clinique. Récemment, de nouvelles formulations (nanoparticules, complexes phospholipidiques, émulsions) ont été développées afin d’améliorer son profil pharmacocinétique. Toutefois, ces formulations ne sont sans risques et exposent les patients à un potentiel risque d’hépatotoxicité. Ceci soulève ainsi la question du cadre réglementaire applicable aux produits à base de curcuma, ainsi que des restrictions nécessaires en termes de dosages et de conditions d’utilisation afin de garantir la sécurité de ces produits.